Festival d'été : retour sur les Rencontres Pluridisciplinaires de juillet
Quatre jours, vingt artistes, six disciplines : les Rencontres Pluridisciplinaires de juillet ont tenu leur promesse. Compte rendu d'un festival qui expérimente la création collective.
Les Rencontres Pluridisciplinaires, organisées chaque été par Artistiquement Tous en partenariat avec la Scène Nationale de Bagnolet, sont nées d'une conviction simple : les disciplines artistiques ont besoin de se parler. Quatre jours d'un festival où la rencontre est le programme.
Cette édition a réuni vingt artistes membres du réseau, issus de la danse, de la musique, du théâtre et du cirque. La formule reste la même : pas de spectacles programmés à l'avance, mais des ateliers croisés, des présentations de travail en cours, et des soirées ouvertes à la rencontre et à l'improvisation collective.
Le premier jour a été consacré aux ateliers croisés — chaque artiste animait une session de découverte de sa pratique pour les artistes des autres disciplines. Les danseurs ont initié les musiciens à l'improvisation de mouvement. Les acrobates ont transmis des techniques de conscience corporelle aux acteurs. Les acteurs ont proposé des exercices de présence à tous. Ces sessions ont posé les bases du travail à venir.
Les deuxième et troisième jours ont été des laboratoires de création collective, par groupes mixtes formés au hasard. Chaque groupe disposait d'un plateau, d'un créneau horaire et d'une consigne minimale. Les résultats, présentés en fin de journée, étaient inégaux — c'était prévu et assumé. Ce qui importait, c'était le processus.
Le quatrième et dernier jour, une grande présentation ouverte au public local a rassemblé les matériaux produits dans la semaine. Pas un spectacle — une traversée. Les spectateurs entraient et sortaient librement, passaient d'une installation à une performance, d'un duo à un solo. La frontière entre artiste et spectateur était volontairement floue.
Ce qui reste, un mois après, c'est un réseau qui se connaît mieux. Des projets de collaboration qui se sont engagés spontanément pendant les quatre jours. Et la conviction renouvelée que les disciplines ont besoin les unes des autres pour continuer à inventer.
